
Au tout début...
Le premier ancêtre D'Amboise en Amérique s'appelait Barthélemy Bergeron. Il est né à Amboise en 1663 et vint en Acadie et au Québec après 1680. Il semble qu'il soit brièvement venu en Acadie vers 1680 mais s'est ensuite installé à Québec en 1684. Il s'est associé à d'Iberville pour les diverses expéditions de ce dernier vers la Baie d'Hudson. Autour de 1695, il épousa Geneviève Serreau-de-Saint-Aubin et s'établit à Port-Royal. Il était marin, probablement un peu corsaire du roi (associé à d'Iberville) et cela lui valut quelques séjours comme prisonnier ou otage à Boston. Il vécut les débuts de la tragédie acadienne. On pense qu'il est décédé vers 1736, à Ste-Anne des Pays-Bas, aujourd'hui Fredericton. Les enfants et les petits enfants de Barthélemy vécurent la déportation dans toute sa rigueur. Des familles furent séparées totalement, certaines aboutirent en Louisiane, d'autres au Québec; certaines vécurent d'horribles drames. Ses descendants sont partout en Amérique, autant aux États-Unis qu'au Canada. Ils sont connus parfois sous le nom Bergeron, parfois sous le nom D'Amboise avec toutes sortes de variantes... Bien sûr, ils sont aussi présents sous les noms des nombreux patronymes des familles associées.
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~ L'illustration de gauche représente « Évangéline ». Depuis que le poète américain Longfellow à écrit son célèbre poème pour décrire l'épopée vécue par nos ancêtres, Évangéline est la représentation par excellence de l'acadienne, courageuse, travaillant sans cesse, espérant toujours des jours meilleurs... qui viendront peut-être. Évangéline et Gabriel se retrouveront mais, mais... vous connaissez la chanson... (ou la version de Michel Conte ; si votre ordinateur permet la lecture des fichiers musicaux m4a, cliquez Évangéline)
«Je l'avais cru, ce rêve du jeune âge,
qui souriant m'annonçait le bonheur
et confiante en cet heureux présage,
mes jeunes ans s'écoulaient sans douleur...»L'histoire de Longfellow n'est pas une histoire inventée de toute pièce. Elle s'inspire de nombreuses histoires vécues par les acadiens. Que penser de nos 6G grands parents (Sosas nos: 128 et 129), Joseph-Augustin Bergeron-D'Amboise et Marie-Rose Mélanson? Joseph-Augustin, après de longues péripéties, fut séparé de sa famille, déporté sur les côtes américaines puis aboûtit en Louisiane où il mourut peu après son arrivée. Pendant ce temps, Marie-Rose avec ses enfants, ou au moins certains de ses enfants, réussit péniblement à atteindre les rives du St-Laurent, à Cacouna, sous la conduite de son beau-frère, Michel Bergeron. Michel poursuivit son odyssée jusqu'à St-Grégoire de Nicolet, ce sont nos cousins Bergeron acadiens du Québec. Pourquoi Marie-Rose resta-t-elle à Cacouna? Elle espérait sans doute que Joseph-Augustin pourrait l'y rejoindre. Elle l'attendit... jusqu'à sa mort quelques années plus tard, en 1771.
Pendant plusieurs années, le groupe d'acadiens piloté par Michel fut pourchassé par les troupes de Winslow. Ils suivirent ainsi le cours de la rivière St-Jean, puis la route du Grand portage jusqu'au St-Laurent. Dans ce contexte, ces acadiens arrivèrent au Québec au moment de la conquête anglaise, complètement démunis. Comme la plupart de ces acadiens avaient refusé de prêter serment d'allégeance à la couronne britannique, il est certain qu'ils devaient être grandement désespérés et ne devaient souhaiter qu'une seule chose... se faire oublier. Il fallait cependant recommencer une nouvelle vie dans un dénuement total. Cela explique probablement pourquoi, pendant si longtemps, notre ascendance acadienne ne s'est pas transmise d'une génération à l'autre. Mais aujourd'hui, pouvons nous oublier ce passé douloureux ?
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The first D'Amboise came in New France around 1680: he was named Barthélemy Bergeron. He came from Amboise, a charming small medieval city, a one hour drive south-west of Paris on the Loire River. Barthélemy visited Acadia around 1680; he established himself in Quebec City in 1684. He was recruited by D'Iberville and spent about 10 years of adventures with this explorer. Then, he married Geneviève Serreau-de-Saint-Aubin and established himself in Port-Royal, Acadia (to-day Annapolis, Nova Scotia). That is where his family took root.
In 1714, with the treaty of Utrecht, France gave away Acadia (more or less what is to-day Nova Scotia) to England. Through a difficult migration, the French inhabitants of Nova Scotia gradually rebuilt a new Acadia, as close as possible to their former land. Around 1730, perhaps sometimes before, Barthélemy with his family moved to French Acadia, at Ste-Anne-des-Pays-Bas (to-day, Fredericton, N.-B.). The family lived there until they were dispersed and deported after 1755. Some of Barthélemy descendants succeeded, after an epic journey, to reach the St-Lawrence shore, near Cacouna; some were later found in Louisiana and became american citizens when Louisiana was sold to USA by Napoléon at the beginning of the 19th century. They are acadians to-day known as "cajuns".
Notre premier ancêtre Viel, Michel, arriva en Nouvelle-France au moment de la conquête. C'est pour cette raison que le capitaine du «Prudent», le bateau morutier sur lequel il est arrivé, débarqua ses 25 immigrants à Gaspé, port considéré plus sécuritaire que Québec. Un compatriote de Michel Viel, François Aubut, venant des Biards en Basse-Normandie, ancêtre de tous ceux qui s'appellent «Aubut» en Amérique, l'accompagnait dans son voyage d'immigration.
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«perpétuelle»
évolution. Il se peut que certaines des données
soient
incorrectes. Je vous saurais gré de me signaler toute erreur
ou omission que
vous trouverez. Dans la mesure du possible l'orthographe des noms
respecte
l'usage actuel, et dans plusieurs cas, celui qui était
utilisé au XVIIè
siècle. Beaucoup de noms, la majorité, se sont
transformés avec le temps.
Parfois, les transformations découlent de l'ignorance,
parfois de changements
délibérés ou de modes...
Très souvent, les
noms étaient écrits au
«son», selon ce que l'officiant comprenait lors du
baptême ou du mariage. Par
ailleurs, l'agencement de la banque de données de
plus de 20 000 noms demande
que le processus soit automatisé le plus possible. Cela
entraîne parfois des
singularités grammaticales qui peuvent sembler
être des fautes de grammaire
impardonnables... Par exemple, si un individu est né en
France, vous pourrez
lire «né à France». Le
logiciel qui traite parfaitement les données en
français n'existe
pas encore, à ma connaissance. Je pense cependant que
l'ensemble des données
est parfaitement compréhensible et saura vous captiver
pendant de nombreuses heures. Vous aimeriez ajouter des noms à la banque? Vous avez des suggestions? Il suffit de m'envoyer les informations par courriel à l'adresse ci-dessous. Auteur: Marius D'Amboise 9215 Ave Jean-Bourdon Montréal, Qué., Canada, H4K 2N5 Téléphone: 514-337-5684 courriel/e-mail: marius.damboise@gmail.com Mise à jour du 15 octobre 2009 NB: Plusieurs corrections ont été apportées depuis la dernière édition. L'accès aux divers régistres paroissiaux (collection Drouin) des débuts de la colonie jusqu'à 1940 permet ainsi de se rendre compte que les dates des naissances, mariages ou décès sont parfois erronnés dans les sources d'informations secondaires. |